J’ai une POLYPOSE NASALE, et c’est quoi exactement ?

Mieux vaut comprendre qu’apprendre. – Gustave Le Bon.

Être atteint d’une polypose nasale, c’est se débattre avec de nombreux problèmes qui ne mettent pas en jeu notre espérance de vie, mais qui affectent beaucoup notre qualité de vie. On ne peut malheureusement pas se débarrasser des polypes des sinus en prenant une petite pilule le matin et sans y penser ensuite. Une polypose-naso-sinusienne mal gérée peut vous faire ressentir sa présence tout au long de la journée et de la nuit. Bref, la polypose n’est pas une maladie grave, mais elle peut être gravement invalidante !

Dit simplement, la présence de polypes dans les sinus, ou appelée polypose nasale, ou encore polypose-naso-sinusienne, est une maladie inflammatoire et chronique des sinus. Il y a bien sûr beaucoup à dire sur la maladie. Je souhaite commencer par vous parler de quelque chose de plus important à mes yeux, à savoir : nous, les malades. Pour bien comprendre la polypose nasale, avec toutes ses ramifications et envisager les pistes possibles pour bien se soigner, il est à mes yeux nécessaire de s’intéresser d’abord au malade avant la maladie.

Je vais donc commencer par partager avec vous comment les polypes des sinus nous affectent en tant que personne. Je vais ensuite expliquer le point de vue des médecins, puis je vais détailler les différents symptômes au sens strictement médical ainsi que les traitements classiquement proposés. Je finirai ensuite par élargir la présentation de la polypose au-delà du point de vue strictement médical pour aborder des sujets rarement discutés par les médecins dans le cadre d’une consultation. Ce sont pourtant ces sujets qui constituent des pistes très intéressantes à explorer pour se soigner et que je détaillerai dans la suite du livre.

Notre point de vue de malade

Une maladie qui fatigue énormément

Nos narines se bouchent et nous respirons mal. Nous nous essoufflons facilement et ressentons parfois un poids sur la poitrine. Notre gorge est irritée par les sécrétions qui s’écoulent dans l’arrière-gorge et nous toussons parfois chroniquement dans la journée et surtout la nuit. Notre sommeil est perturbé. Dans les phases aiguës de ma polypose, je n’ai pas respiré par le nez pendant plusieurs mois d’affiler. Respirer par la bouche 24h sur 24h est vraiment très désagréable, et engendre toute une série de conséquences épuisantes.

Les polypes qui bouchent nos sinus et les empêchent de se nettoyer naturellement créent des foyers infectieux qui peuvent être permanents. Notre corps doit alors se battre en permanence contre ces infections. La migraine et la sensation d’avoir la tête embrumée nous rendent très focalisés sur nous-même et nous empêchent de nous tourner vers l’énergie des autres.

Au final, la polypose nasale nous prive d’une grande partie de notre énergie et nous met dans un état de fatigue quasi-permanent.

De multiples symptômes, plus ou moins chroniques

Les polypes empêchent les sinus de se nettoyer naturellement, ce qui entretien un foyer infectieux permanent et provoque des écoulements dans l’arrière-gorge, parfois des odeurs désagréables.

La muqueuse est également très réactive et peut s’inflammer très facilement. La muqueuse secrète alors des quantités de mucus, transparent et liquide ou bien épais et de couleur jaune/vert, et fréquemment des bouchons, parfois des saignements. Les réveils avec des croutes et bouchons dans le nez sont désagréables. On attrape tous ces petits rhumes de l’hiver et ces rhinites du printemps.

On est alors la personne qui se mouche dix fois par jours, qui peut avoir une haleine désagréable, et finit par trainer cette image pour elle-même et son entourage d’être celle qui est presque toujours faible et malade.

Une maladie qui mine le moral

C’est un point généralement passé sous silence lors des consultations. Les médecins n’ont pas du tout le temps de s’y intéresser. Mais, de manière tout à fait concrète, la polypose naso-sinusienne est une maladie qui peut nous rendre triste, voir même réellement déprimé. La fatigue continue et le manque d’énergie nous font nous sentir affaiblis et parfois même vieux avant l’âge, mais d’autres facteurs nous minent le moral, jour après jour.

Les polypes dans les sinus peuvent en effet provoquer des sensations de pressions à l’intérieur du visage et des douleurs souvent légères mais continuent à la base du front, derrière les yeux, ou même à l’arrière du crâne dans la zone occipitale. Au global, nous pouvons ressentir une impression d’enfermement, comme d’avoir la tête prise ou embrumée en continue, et cela pèse clairement sur notre moral.

Les pertes de tout ou partie du goût et de l’odorat sont relativement fréquentes avec une polypose sérieusement installée. La perte de l’odorat est appelée l’Anosmie. Cette perte de sens est médicalement reconnue comme une cause de dépression, puisqu’elle nous prive de toute une série de sensations olfactives liées à la nourriture, la nature, et même la séduction et la sexualité.

Notre entourage à souvent des difficultés à comprendre notre manque d’entrain et d’énergie. Nous pouvons aussi leur donner cette désagréable impression que nous sommes “ailleurs” et pas présent avec eux, ce qui ne leur fait généralement pas plaisir. Cela peut nous faire nous sentir très seul.

Il n’est jamais très agréable, malade ou pas, de se sentir vieillir. Cette sensation peut être largement amplifiée lorsque nous voyons d’autres personnes de notre âge plein d’une énergie et d’une joie de vivre que nous n’avons plus.

Il n’est pas simple de faire face à toutes les obligations de la vie personnelle, familiale, sociale et professionnelle. Avec une polypose nasale en plus et beaucoup d’énergie en moins, on peut alors se demander s’il on est de taille à faire face à tout cela, et se sentir dévalorisé.

Bref, il y a de quoi se sentir découragé et soyons clair, déprimé ou même dépressif. L’un des objectifs de ce livre est de vous montrer par l’exemple, qu’il y a “une lumière au bout du tunnel” et de vous donner ainsi l’envie, le courage et la méthode pour vous soigner, vous aussi.

Une maladie qui s'installe subrepticement

Comme vous l’avez surement expérimenté vous-même, nos problèmes de sinus commencent bien avant qu’un médecin nous parle clairement d’une polypose naso-sinusienne.

Dans les premiers mois ou même les premières années, on peut n’avoir que quelques sinusites et rhinites occasionnelles qui sont traitées ponctuellement par notre médecin. Nous sommes donc parfois malades mais surtout, en-dehors de ces quelques mauvais moments, nous vivons normalement.

Au bout d’un certain temps, ces problèmes deviennent de plus en plus fréquents, en particulier en hiver et au printemps, jusqu’à ce que les crises de sinusites et de rhinites soient tellement importantes et rapprochées que notre médecin nous parle alors d’une éventuelle polypose nasale. Il fait son diagnostic en glissant une petite caméra dans nos narines et nous annonce que nous avons des polypes dans le nez. Il nous fait passer un examen IRM (aussi appelé scanner, mais la technologie est différente) et nous montre les polypes à l’intérieur de nos sinus. C’est alors que nous devenons officiellement malades chroniques.

Mais pourquoi donc le diagnostic est-il posé seulement quand la maladie est déjà bien installée ? La polypose nasale est une maladie ORL qui partage avec beaucoup d’autres des symptômes dans les premières années de son développement. Comme l’IRM est un examen couteux, notre médecin ne nous le propose pas avant de suspecter la polypose. Cela peut se comprendre devant la multitude des maladies ORL qui provoquent dans un premier temps sinusites et rhinites chroniques, et le coût pour le système de santé d’un examen IRM. Mais cela veut dire que pour nous les malades, le diagnostic est généralement posé lorsque la maladie est déjà bien installée.

Sans nous en rendre vraiment compte, la maladie a alors grignoté chaque jour un peu de notre énergie et de notre joie de vivre. Au moment où l’on apprend enfin la nature du problème et qu’il faut trouver des forces pour l’affronter, on est déjà épuisé avant même d’avoir commencé. Nous sommes en fait déjà réellement fatigués et démoralisés par la maladie qui est en nous depuis quelque temps.

Une maladie mal accompagnée par les médecins

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Comme nous allons le voir dans la suite de ce chapitre, et dans le chapitre “Trouver le Meilleur Médecin”, les médecins ne connaissent pas les causes de notre polypose et ne font que traiter tant bien que mal nos symptômes.

Ils n’ont pas non plus le temps de nous soutenir moralement pendant les 10 à 15 minutes des consultations.

Nous avons donc un problème médical qui rend notre vie difficile, mais nous ne nous sentons pas vraiment aidés par les médecins.

Le point de vue de des médecins

Nous allons maintenant revenir à la maladie pour voir plus en détails ce que nous en disent les médecins. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il est important de comprendre comment ils abordent le sujet.

La maladie ou le malade ?

La priorité de notre système de santé occidental est la maladie et non pas le malade. Notre approche de la santé est focalisée sur l’excellence technique et technologique au détriment d’une approche globale d’une personne et de sa santé. Les échanges entre médecins à propos d’un malade sont bien rares et très succincts. S’il existe des pratiques de médecine intégrative ou à 360 degrés, celles-ci sont encore rarissimes.

Dans notre cas avec des problèmes ORL ou un polype nasal déclaré, notre médecin principal est à 99 %  un ORL. Il est clair pour tout le monde que l’ORL est un spécialiste du nez, des oreilles, et de la gorge. Mais il est parfois moins clair qu’il est aussi chirurgien. Le cœur de son métier, de sa compétence et d’excellence, et probablement le cœur de son intérêt et de passion, est la chirurgie. C’est donc avec cette priorité en tête qu’il va nous aborder, nous et notre polypose nasale.

Il y a de grandes chances que ce chirurgien spécialiste s’intéresse de loin à l’Allergologie, soit condescendant à l’égard de l’Homéopathie et qu’il finisse par rigoler quand vous lui parlez de Psychologie ou de Nutrition en rapport avec des problèmes ORL.

Les raisons en sont multiples. J’imagine que le niveau d’expertise requis dans chacune des spécialités médicales est tel que chaque médecin à déjà beaucoup de travail à maintenir sa propre expertise. Mais les médecins sont aussi des gens particulièrement compétitifs entre eux. La difficulté de leurs études le leur impose. Leur goût pour la renommée et la reconnaissance le leur développe. Le spécialiste chirurgien prend alors de haut son collègue généraliste, ou simple homéopathe ou nutritionniste, puisqu’il a bien mieux réussi que lui ses études et ses examens. Et nous, les malades ?

Dans le cas d’une polypose, il est indispensable d’être très bien suivi par un excellent ORL, mais qu’il faut réaliser que cela ne suffit pas à se donner toutes les chances de s’en sortir.

Guérir ou Soulager ?

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Il y a d’un côté les causes ou raisons pour lesquelles nous avons une polypose nasale, et d’un autre les symptômes ou conséquences. On ne fait pas clairement cette distinction lorsque que l’on apprend que l’on a une polypose nasale. On découvre ensuite que les médecins ne connaissent pas les causes de cette maladie et ne savent donc pas nous guérir, mais savent seulement soulager nos symptômes.

Les causes sont probablement multiples et complexes et rendent le travail des médecins difficile. Ils manquent de temps, et parfois d’humilité, pour nous expliquer qu’ils ne sont pas tout-puissants et qu’ils ne peuvent pas nous guérir de la polypose. Ce n’est pas un problème pour eux mais cela peut entretenir pour nous une sorte d’illusion et nous empêcher de nous investir personnellement dans notre maladie et dans les autres solutions que celles proposées par les ORL.

Envisager toutes les Solutions, vraiment ?

Le concept de la preuve scientifique est très structurant dans l’approche des médecins, et dans toute l’industrie de la santé. Ma compréhension d’amateur est que pour établir une preuve et donc définir une sorte de vérité, la seule méthode est celle de l’étude statistique en double aveugle.

Une solution doit donc avoir été étudiée sur un panel statistiquement représentatif de malades, avec un groupe qui reçoit le traitement et l’autre qui reçoit un placebo. Cette approche très rationnelle est, bien sûr, très utile. Mais ces tests impliquent de travailler avec plusieurs centaines de malades sur des durées de plusieurs mois. Ils coûtent donc extrêmement cher à réaliser. Il faut donc que la solution envisagée permette ensuite de rentabiliser cet argent dépensé. Voilà, de manière simpliste, pourquoi la solution à une maladie est principalement un médicament.

Mais, d’autres types de solution, comme par exemple arrêter de consommer du lait ou du gluten ne sont pas étudiées et donc pas proposées par les médecins – car personne n’a d’argent à gagner si vous arrêtez d’en consommer ! Certains ont même de l’argent à perdre et vont donc nous vanter l

Délivrer un acte médical est une activité à risque. Les médecins et surtout les chirurgiens viennent régulièrement dans les médias évoquer le problème des primes d’assurances. En conséquence, ce qu’un médecin va nous dire pendant une consultation est en rapport avec notre maladie, mais aussi les risques qu’il pourrait prendre pour lui-même. En clair, il ne parlera pas de solutions si elles ne sont pas scientifiquement prouvées. Tout est fait pour qu’il reste dans le stricte cadre de la médecine de l’excellence scientifique, que je pourrais résumer de manière provocatrice par “une maladie = un médicament”.

Je ne rejette pas ce système qui structure notre approche de la santé. Les médecins soignent de plus en plus de maladies. Les médicaments sont souvent fantastiques et nous en avons aussi besoin pour soigner notre polypose nasale.

Mais je suis un esprit rationnel, et je ne peux rationnellement pas oublier toutes une série de solutions simplement parce qu’elles ne rapportent pas d’argent, même si elles ne sont pas statistiquement prouvées. C’est pourquoi je me suis intéressé à l’homéopathie, la nutrition, ou la gestion du stress dans le cadre de ma polypose. Il s’agit ensuite de faire les tests sur soi-même et d’en tirer ses propres conclusions expérimentales.

Pour se Soigner de la Polypose Nasale

Avec des méthodes naturelles

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Dire au revoir aux sinusites et migraines

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Récuperer votre énergie et votre moral

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