Polypose Nasale / Soufre Sulfates Sulfites : newsletter d’Août 2013

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Polypose Nasale, Soufre, Sulfates et Sulfites

Bonjour,

J’espère que vous profitez bien de vos vacances ! Elles sont pour moi en partie studieuses car je suis entrain d’écrire un livre sur les sulfites, et il y a beaucoup à dire ! Aussi, j’ai souhaité partager avec vous ce mois ci quelques une de mes découvertes à propos des sulfites “naturels”, vraiment ?

Je dois dire avec humilité qu’au moment de me pencher sur ce sujet, j’avais déjà un apriori bien tranché : cette histoire de sulfites “naturels”, c’était pour moi surement quelque chose comme le nucléaire et la radioactivité avec les grands défenseurs de l’énergie nucléaire qui nous disent comme à des enfants qu’il n’y à aucun risque puisque la radioactivité, c’est “naturel”.

La présence “naturelle” de sulfite dans certains aliments est un sujet également particulièrement confus. Je me suis alors lancé dans quelques recherchera et tests, et j’ai pu clarifier les choses suivantes :

 On ne bois pas du vin toute la journée !

Et pourtant, on nous abreuve d’information sur les sulfites et le vin à longueur de journée. Et la communication est habile !

Les nombreuses critiques à propos des sulfites dans le vin ont provoqué beaucoup de réactions des professionnels du secteur, et ceux ci ont trouvé beaucoup d’écoute de la part des médias. Après tout, nous sommes en France, et le pinard, c’est du sérieux, ça passe au journal de 20h !

On peut dire que nous avons alors été saoulé d’une communication habile surtout faite pour défendre le vin et ses intérêts en amalgamant les idées suivantes :

  • Les sulfites sont de la même famille que le soufre.
  • Le soufre est un produit naturel très présent dans la nature.
  • La fermentation du vin produit “naturellement” des sulfites.
  • Le soufre est utilisé pour le vin depuis les Romains.
  • Le vin, c’est le terroir, la nature et la tradition.

La combinaison de ces idées à été le résultat d’une politique de communication et de marketing afin de défendre l’image du vin qui ne fait pas bon ménage avec les produits chimiques.

Mais cela ne doit pas nous induire en erreur. La présence des sulfites dans le vin est avant tout le résultat d’un ajout de produits chimiques dans le cadre d’une fabrication et d’une distribution de plus en plus industrielle. Les informations que j’ai pu trouver nous parlent de 10 à 20 mg/L de sulfites “naturels” alors que les ajouts de sulfites dans le vin sont autorisés jusqu’à 210 mg/l pour les vins rouges et 400 mg/l pour les vins liquoreux.

Bref, les sulfites ajoutés représentent au minimum 90% de la teneur en sulfite du vin.

 Il faut néanmoins discuter le point de la fermentation : elle concerne bien sur le vin et d’autres boissons comme la bière ou le cidre, mais aussi des aliments comme la choucroute ou le thé noir. La fermentation naturelle induirait la synthèse de sulfites. Nous y reviendrons plus tard sur le cas particulier de certains aliments.

Poursuivons par une petite salade de composée :

On peut lire beaucoup de choses à propos des sulfites, et cela est parfois le résultat d’une transformation et d’un mélange d’informations de départ plutôt scientifiques, mais indépendantes les unes des autres, pour en faire une espèce de salade composée :

Les aliments contenant naturellement du soufre

Les aliments naturellement blancs, et qui contiennent souvent du soufre, mais surtout auxquels sont ajoutés, lorsqu’ils sont traités industriellement, des sulfites pour justement préserver cette blancheur.

Les aliments conservés en saumure ou au vinaigre dans laquelle des sulfites sont ajoutés.

Nous retrouvons ensuite sur internet de nombreuses conversations, notamment celles qui discutent de listes d’aliments interdits ou autorisés, qui nous disent alors que tel ou tel aliment contient des sulfites. Ces propos sont aussi souvent copiés, transformés, répétés et diffusés.

Il faut être très attentif à ce genre de conversations, et bien identifier si elles parlent d’aliments dans leur état bruts ou transformés, dans des présentations fraiches ou en conserves ou encore surgelées, issue de l’industrie alimentaire ou d’une production locale voir biologique.

Si ces points ne sont pas clairs, il faut rester prudent quant aux conclusions à en tirer sur la présence ou non des sulfites. Prenons un exemple simple : les abricots ne contiennent pas de sulfites. Les abricots secs industriels à la belle couleur orangée en contiennent énormément, mais les abricots secs biologiques de couleur marron foncée n’en ont pas.

Qu’en est il des oignons si souvent cités ?

Et bien c’est là que j’ai pu jeter mon apriori à la poubelle : les oignons peuvent être sérieusement chargés en sulfites.

En ayant préparé un plat d’oignons rouges (avec de l’huile d’olive, du sel, du poivre, et du thym du jardin) et juste avant de le mettre au four, j’ai frotté une bande test sur la ‘sève’ qui remontait à la surface de l’un d’eux. Et bien le test est positif à 25 mg/L de SO2.

Comment je sais que ces sulfites n’ont pas été ajoutés ? Et bien j’ai fait ce test lors de vacances aux Etats-Unis où l’utilisation des sulfites sur les fruits et légumes est strictement interdite (sauf sur les pommes de terre). On dirait bien que ces oignons contiennent des sulfites naturellement.

Au de la de ce test personnel, j’ai pu trouver une source qui détaille la présence de sulfites dans des aliments, oignons et ail en particulier, mais avec des concentration de 1 ppm, ce qui n’est pas ce qui n’est pas concluant avec mon expérience pratique.

En cherchant à remonter à la source, c’est à dire une publication scientifique, réglementaire ou médicale, je ne trouve rien qui argumente le fait que des aliments contiennent naturellement des sulfites, et en quelle quantité.

Pour conclure sur la présence naturelle des sulfites, je pense que dans “des conditions normales de température et de pression” comme disent les scientifiques, à savoir celle de la croissance des plantes et des animaux qui constituent notre alimentation, la synthèse naturelle de sulfites est très occasionnelle et ne doit pas, exception faite de quelques cas comme les oignons que nous discuterons plus tard, être un sujet de préoccupation.

Nous avons bien plus à faire à propos des sulfites ajoutés industriellement et nous ne devons pas nous laisser détourner par des rumeurs ou des communications manquant de sérieux.

J’ai publié d’autres chapitres du livre et ils sont disponibles sur le site http://les-sulfites.com/

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